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Cuba aujourd’hui. Les paradoxes d’un demi siècle de révolution

Appel à contributions pour un colloque, Paris, 23 et 24 octobre 2008

publié le lundi 10 mars 2008

Domaine : Histoire , Science politique

Sujets : Politique

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Le 31 juillet 2006, l’annonce de la passation du pouvoir de Fidel Castro à son frère Raul a été interprétée comme un évènement majeur de la « transition » cubaine. Qu’il s’agisse des liesses populaires orchestrées par la communauté cubaine sur la « calle ocho » de Miami ou des commentaires et analyses de l’ensemble de la presse internationale, tout allait dans le sens d’une mort politique de Fidel Castro, d’un nouvel élan dans le changement de la politique intérieure comme extérieure cubaine. Pourtant, le mois d’août 2006 fut un mois comme les autres à La Havane et ce « tournant historique » semble avoir eu bien peu de conséquences visibles sur le quotidien des Cubains et l’orientation politique de l’île.

Certes des recompositions politiques et de nouvelles alliances sont à l’œuvre à l’intérieur comme à l’extérieur de Cuba mais elles ne viennent en aucune manière remettre fondamentalement en question le processus révolutionnaire semi séculaire. Si des critiques et propositions nouvelles, au sein même des leaders de la révolution cubaine, nous parviennent, comme celles de Mariela Castro, fille de Raul Castro, pour mettre fin aux discriminations en matière de préférence sexuelle, ou celles d’intellectuels sur l’absence d’un véritable débat national sur la censure dont les artistes et écrivains ont été l’objet dans les années 1970, elles restent sectorielles et peu audibles pour la population cubaine dans son ensemble. Le discours de Raul Castro, le 26 juillet 2007, jour de la fête nationale, a semblé pourtant venir remettre en question l’organisation économique et sociale du pays. Il a pointé les problèmes de productivité liés à la faiblesse des salaires et les phénomènes d’absentéisme au travail, de corruption et de vol qui en résultent. Mais aucune réforme n’est envisagée pour changer structurellement cet état de fait. Le présent des Cubains semble donc s’accommoder tant bien que mal de ces paradoxes entre libreta (le carnet de rationnement) et pesos convertibles (les devises difficiles à obtenir).

Par ailleurs, au cours de la dernière décennie, l’exportation du modèle social cubain et la dimension internationaliste de sa révolution sont à nouveau sur le devant de la scène. Au sein du continent latino-américain, notamment à travers des programmes comme « Misión Milagro » qui fait partie de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), La Havane semble se replacer au cœur d’un nouveau réseau d’alliances et d’échanges. Ces orientations récentes se font sentir à l’intérieur de l’île et ont une influence sur la vie quotidienne des Cubains notamment en matière d’énergie grâce aux accords pétroliers avec le Venezuela. Les évolutions internes récentes redessinent également les relations de l’île avec les Etats-Unis. Des volontés de rapprochement ont été exprimées notamment à travers le discours de Raul Castro du 2 décembre 2006 qui proposait de négocier avec Washington, mais également au sein d’une partie la communauté cubaine aux Etats-Unis soucieuse de faciliter les liens entre les pays, les associations et les familles dedans et dehors.

Les objectifs du colloque alors que 2009 marque le cinquantenaire de la révolution :
L’objectif de ce colloque est de dresser un état des lieux après ces cinquante années de processus révolutionnaire et non de nous projeter dans l’analyse spéculative d’une transition en marche. Il s’agit de dialoguer autour de l’expérience de la révolution cubaine, d’échanger autour de ses paradoxes, de ses orientations et de ses ruptures afin de tenter de saisir ses dynamiques de fonctionnement et de reproduction.

Il s’agira de saisir le processus révolutionnaire de façon large, en donnant la priorité à l’analyse des expériences économiques, sociales, culturelles, religieuses et politiques vécues dans l’île et d’interroger les relations de Cuba avec l’étranger, notamment dans des cadres internationalistes, sa relation bilatérale avec les Etats-Unis (notamment la question migratoire) et le positionnement actuel de Cuba en Amérique Latine.

Deux axes de réflexion :

- Quelles sont les permanences et les mutations du processus révolutionnaire ? Comment comprendre les contradictions entraînées par l’immobilisme de la direction politique cubaine, des élites et des cadres, alors que ces mêmes acteurs promeuvent une vision de la révolution comme un processus continu ? Et comment comprendre les évolutions et adaptations nées de cette expérience révolutionnaire et issues des créations et changements venus « du bas » de la société cubaine ?

- Quelle présence a aujourd’hui l’île sur la scène internationale ? Quel est le rapport au monde de Cuba en ce début de XXIe siècle entre fermeture et ouverture ? Comment analyser les réseaux nés de la révolution aussi bien à travers les expériences migratoires que les accords diplomatiques et économiques ? Comment Cuba se positionne-t-elle face aux Etats-Unis entre attaques et négociations ? Comment Cuba a-t-elle réussi à réintégrer la communauté latino-américaine au point qu’elle collabore étroitement avec certains pays et que son modèle soit défendu par de nombreux mouvements militants sur le sous-continent ?

Le colloque se déroulera sur deux journées, les 23 et 24 octobre, au CERI (65, rue Jacob - 75007 Paris) et à l’IHEAL (28, rue Saint Guillaume - 75007 Paris). Les langues du colloque sont le français et l’espagnol. Quatre grandes tables rondes de cinq intervenants chacune sont prévues. L’objectif principal est d’échanger sur des concepts précis et des expériences vécues sur le terrain en partant d’approches variées de sciences sociales et de sciences humaines.

Nous recevrons les propositions jusqu’au lundi 5 mai 2008 simultanément aux adresses suivantes :

vjolivet@hotmail.com, marielaureg@gmail.com, silvinatesta@gmail.com

Les contributions feront entre 4 et 5000 signes, en police times new roman.
Votre nom apparaîtra dans le titre de la pièce jointe.
Votre nom, organisme/université et titres apparaîtront en haut à gauche de votre proposition.

Les textes entiers des communications retenues seront à envoyer le 1er octobre 2008, elles ne doivent pas dépasser les 20000 signes (autour de 8 à 10 pages).

Axes thématiques

• Jeudi 23 octobre

Thématique : quels sens a la « révolution cubaine » aujourd’hui ?

9h-12h
- La révolution « par le haut » (armée, parti, hauts fonctionnaires, économie, etc.)

14h-17h
- La révolution « par le bas » (vie quotidienne, religion, culture, économie parallèle, etc.)

• Vendredi 24 octobre

Thématique : l’insertion internationale de Cuba

9h-12h
- Exil, migrations...diaspora ?

14h-17h
- L’internationalisme au cœur de la politique étrangère et intérieure cubaine

Note de la rédaction

À lire aussi dans la rubrique "Appels à contributions"

Appel à contributions de la revue "Terroirs" (n°3-4, 2009)
Appel à contributions pour un numéro spécial de la revue "Géographie et cultures"
Appel à communications, colloque International, Marrakech, 12-13 novembre 2009

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