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Pour en finir avec le culturalisme

Conférence de Jean-François Bayart, Marseille, jeudi 22 février 2007, 18h45

publié le mercredi 4 octobre 2006

Domaine : Science politique

Sujets : Relations internationales

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Pour sa huitième saison de conférences à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône, Echange et diffusion des savoirs propose de poursuivre le cycle sur les "Identités à la dérive" qui avait débuté la saison dernière. Ce cycle a pour ambition de mettre en critique le couple conceptuel identité / altérité pour envisager l’identité dans son rapport à la complexité : une alliance dont les implications sont, sans doute, moins productrice d’exclusion et de peurs.

Beaucoup des conflits contemporains se sont noués autour de la notion d’identité. Ils tirent leur force meurtrière de la supposition qu’à une prétendue "identité culturelle" correspond nécessairement une "identité politique", en réalité tout aussi illusoire.

Dans les faits, chacune de ces "identités" est une construction historique. Il n’y a pas d’identité naturelle qui s’imposerait à nous par la force des choses.

Le culturalisme définit de façon substantialiste les cultures - supports de ces "identités" - qui deviennent ainsi un principe d’exclusion à force d’être un principe de singularité et d’appartenance.

Le discours et, de plus en plus, la diplomatie culturalistes emprisonnent les sociétés historiques concrètes dans une définition substantialiste de leur identité en leur déniant le droit au changement.

La critique du culturalisme doit permettre de quitter le faux dilemme dans lequel les sociétés occidentales tendent à s’enfermer. L’alternative n’est pas entre l’universalisme par uniformisation et le relativisme par exacerbation des singularités. L’universalité équivaut à la réinvention de la différence.

Entre culturalistes relativistes et anticulturalistes, il y a une vraie divergence philosophique : la première posture dit une "essence", la seconde un "événement".

Le propos est donc ici d’engager une problématisation anticulturaliste des rapports entre culture et politique.

Jean-François Bayart

Jean-François Bayart est l’un des plus célèbres politologues français. Il est directeur de recherches au CNRS, au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), qu’il a également dirigé de 1994 à 2000, et enseigne à l’Institut d’études politiques de Paris.

Spécialiste de politique comparée, Jean-François Bayart travaille sur la sociologie historique de l’Etat et sur les imaginaires politiques. Il s’est particulièrement intéressé à l’étude des systèmes politiques en Afrique sub-saharienne, en Turquie et en Iran, comme à l’étude de la politique étrangère de la France, en Afrique principalement.

Co-fondateur et ancien directeur des revues Critique internationale et Politique africaine, il est consultant permanent au Centre d’analyse et de prévision du ministère français des Affaires étrangères depuis 1990. Gouverneur de l’European Cultural Foundation (Amsterdam) depuis 2002, il est également président du Fonds d’analyse des sociétés politiques. Ses ouvrages font l’objet de multiples traductions.

à paraître en 2007 : Hégémonies d’empire. Etats et sociétés en situation coloniale (dir. avec Romain Bertrand), Fayard

L’Etat en Afrique. La politique du ventre, Fayard, 2006 (1989)

Le gouvernement du monde. Une critique politique de la globalisation, Fayard, 2004

Matière à politique. Le pouvoir, les corps et les choses, (dir. avec Jean-Pierre Warnier), Karthala, 2004

Thermidor en Iran (avec Fariba Adelkhah et Oliver Roy), Complexe, 1997

La criminalisation de l’Etat en Afrique (avec S. Ellis et B.Hibou), Complexe, 1997

L’illusion identitaire, Fayard, 1996

La greffe de l’Etat (dir.), Karthala, 1996

La réinvention du capitalisme (dir.), Karthala, 1994

Religion et modernité politique en Afrique noire. Dieu pour tous et chacun pour soi (dir.), Karthala, 1994

Le politique par le bas en Afrique noire. Contributions à une problématique de la démocratie (avec A. Mbembe et C. M. Toulabor), Karthala, 1992

La politique africaine de François Mitterrand, Karthala, 1984

L’Etat au Cameroun, Presses de Sciences Po, 1985 (1979)

Note de la rédaction

Les conférences se déroulent à 18 h 45 à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône
52 avenue de Saint-Just 13004 Marseille . Métro Saint-Just . Parking P1 gratuit
ENTREE LIBRE dans la limite des places disponibles

Programmes et informations
Echange et diffusion des savoirs
16 rue Beauvau 13001 Marseille
tel. 04 96 11 24 50 fax. 04 96 11 24 51 contact@des-savoirs.org

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