Quelles sont les dynamiques de globalisation ou de participation à la globalisation, qui se mettent en place avec l’internationalisation accrue des flux de communication et, dans quelle mesure les potentiels culturels résistent ou adhèrent aux déterminismes ambiants.
C’est en substance, l’interrogation principale autour de laquelle vont se structurer les communications au colloque de Jijel.
Axe 1 : RESEAUX - RAPPORT ENTRE GLOBALITE ET LOCALITE
L’observation de l’expérience historique des nations laisse apparaître que si l’expression culturelle a longtemps constitué un enjeu politique, artistique, éthique, l’expression des activités et des échanges des sociétés l’a progressivement élevée à la dimension d’enjeux économiques, politiques et sociaux. De nombreux travaux issus de la sociologie, de l’économie et des sciences de l’information et de la communication tendent à démontrer que, contrairement à l’hypothèse répandue, selon laquelle les cultures minoritaires subissent une globalisation passive par absorption des standards culturels et des modalités d’organisation qui en découlent, les sociétés en question réagissent aux processus d’intégration dominants, selon des mécanismes divers, de rejet, d’adaptation, d’assimilation, etc.
Les différents travaux mettent en relief :
• le rôle des dynamiques sociales des réseaux (fixes, Internet, mobiles, sous-marins) pour les processus d’appropriation de la mondialisation
• l’incidence des tensions nées de la rencontre entre le modèle global et la réalité locale, la remise en cause des gouvernances locales face aux nations ou bien aux nouvelles entités territoriales et économiques émergentes (UE, UMA, OUA, ASEAN, EEE, etc.)
Axe 2 : CONSTRUCTION DE LA SOCIETE DE L’INFORMATION
La convention sur la diversité culturelle adoptée le 20 octobre 2005 rappelle le lien entre la multiplication des échanges, conséquence de la mondialisation et la nécessaire promotion des spécificités culturelles. Dans la même perspective, la Déclaration des principes du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, chapitre 8 alinéa 52, affirme que :
« La société de l’information devrait être fondée sur le respect de l’identité culturelle, de la diversité culturelle et linguistique, des traditions et des religions ; elle devrait promouvoir ce respect et favoriser le dialogue entre les cultures et les civilisations. La promotion, l’affirmation et la préservation des différentes identités culturelles et des différentes langues, qui font l’objet de textes pertinents approuvés par les Nations unies et notamment la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, enrichiront davantage la société de l’Information »
Dans de nombreuses disciplines dont les sciences de l’information et de la communication, la question de la culture, la communication et la globalisation a été abordée sous plusieurs angles à savoir : le rapport entre offre et besoin d’information, les effets des médias les normes et standards, l’échange inégal des flux avec notamment la question du Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication (NOMIC). En effet, les débats initiés dans le cadre du NOMIC ont mis l’accent sur le fait que, l’information est aussi source d’aliénation et de dépendance qui peut intervenir quand une population donnée est subordonnée a de l’information exogène.
Quel regard les chercheurs de différentes disciplines apportent-ils à la question éthique et au dialogue des cultures dans la société de l’information ?
Que penser du développement de l’expression citoyenne sur Internet ?
Comment aborder la question des industries culturelles au regard des rapports Nord-Sud et Sud-Sud ?
Axe 3 : INDUSTRIALISATION DE LA CULTURE
Le développement des nouvelles technologies va de pair avec celui des industries culturelles. Celles-ci forment un système avec les industries tout court, dont la fonction consiste à fabriquer les comportements de consommation en massifiant les modes de vie. Les œuvres de la créativité humaine deviennent des produits d’industries culturelles que sont l’édition de livres, de journaux et hebdomadaires, l’édition musicale du disque, la production cinématographique et vidéographique, et plus récemment, l’édition électronique multimédia...
Si pour beaucoup de chercheurs, l’industrialisation de la culture contribue au modelage des esprits et au façonnement des consciences, d’autres considèrent, par contre, considèrent qu’elles participent au développement culturel du monde. Une chose est sûre, le développement des industries culturelles est à la base des grandes manœuvres : fusions acquisitions, diversification des activités, délocalisation...
Le développement des industries culturelles est-elle compatible à la sauvegarde de l’intérêt des citoyens ?
Axe : 4 CO-DEVELOPPEMENT, CIRCULATION DES PERSONNES ET PRESENCE A DISTANCE
Les nombreuses catastrophes naturelles présentes ou à venir ont éveillé la conscience d’une communauté de destin se traduisant par la nécessité d’un co-développement c’est-à-dire un développement en coopération entre les peuples où chacun peut défendre ses intérêts et ses besoins sans en empêcher l’autre. La question du co-développement est donc corrélée à celle de la circulation des personnes et de la présence à distance rendue possible grâce au développement technologique. Le lien nécessaire à la coopération ne peut se faire que par la communication, ce qui nous amène à examiner les dispositifs, pratiques et usages en la matière. Mais la question du co-développement implique d’autres paramètres à savoir :
Le partage des richesses et nouveaux rapports Nord-Sud
Le transfert technologique
La coopération scientifique internationale.
Axe 5 : ECONOMIE, ET MANAGEMENT :
L’internationalisation des économies, renforcée par les avancées technologiques, entraîne avec elle de nouveaux besoins en matière de savoir, de pratiques et de compétences. Les pays du Sud ont souvent ressemblé à un nouvel eldorado des pays industrialisés. Faiblement équipés, dotés d’une main d’œuvre abondante et peu formée, ces pays ont vu débarquer des multinationales sans considérations pour les spécificités culturelles et sociales locales. Cette pratique induit de fréquents changements de procédures, mais aussi l’émergence de nouvelles cultures auxquelles les différents acteurs doivent s’adapter. En effet, les employés d’une organisation partagent des valeurs communes, une culture d’entreprise, pouvant être remises en question par la globalisation. Devant ces bouleversements, la résistance au changement apparaît comme un choc en retour dû à la fois à l’accélération du rythme des changements et à l’écart entre les pratiques locales et celles qui viennent s’y ajouter.
Dès lors, l’une des premières questions qui se posent est celle de savoir comment les entreprises gèrent-elles leur entrée dans les différents recoins du « village planétaire » ?
Par ailleurs, il est intéressant de savoir quel regard portent les chercheurs de toutes disciplines sur les dispositifs de formation professionnelle et les méthodes d’acquisition de connaissances ?
Un autre aspect qui semble mériter une attention particulière est celui relatif aux résistances au changement. Comment se manifestent-elles et sous quelles formes ?
L’impact, non négligeable, des IDE nécessite aussi que l’on s’y intéresse. Comment les investissements directs étrangers (IDE) affectent-ils les paysages culturels locaux ?
Modalités pratiques
• Réception des propositions de communication (4000 caractères, espace non compris, plan et bibliographie non compris + nom et adresses électronique et postale) : 15 décembre à l’adresse suivante colloque_jijel@yahoo.fr
• Les propositions doivent être soumises en deux langues choisies parmi les langues de communication du colloque.
• Langues de communication du colloque : Anglais, Arabe, Français.
• Consignes scientifiques : préciser les références théoriques, le corpus, la méthodologie...
• Notification d’acceptation : 15 janvier 2008
• Remise des textes (25 000 signes espaces compris) : 15 mars 2008
Modalités de soumission
Évaluation en double aveugle
Inscription
Les frais d’inscription comprenant l’hébergement, les pauses café et les déjeuners sont de :
100 euros pour les enseignants-chercheurs et de 70 euros pour les doctorants.
6000 dinars pour les enseignants-chercheurs algériens et 3000 pour les doctorants algériens.
Coordination :
ALAIN KIYINDOU
DJAMEL KEBIECHE
Président d’honneur : MELIT Ali, Recteur de l’université de Jijel
Composition du Conseil scientifique
AMMARI Amar UNIVERSITE DE SETIF ALGERIE
AUBIN France UNIVERSITE DU QUEBEC A MONTREAL GRICIS CANADA
BALIMA Théophile UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU BURKINA FASO
BELLATAF Matouk UNIVERSITE DE BEJAIA ALGERIE
BENCHENNAH Abdel IUT BOBIGNY PARISXIII MSH PARIS NORD FRANCE
BOUBAKOUR Fares UNIVERSITE DE BATNA ALGERIE
CHEMMAM Abdelwahab UNIVERSITE DE CONSTANTINE ALGERIE
CHENEAU-LOQUAY Annie CEAN, BORDEAUX FRANCE
DE AGUILERA Miguel UNIVERSITE DE MALAGA ESPAGNE
DELDON Claudio UNIVERSITE DE NEUTCHATEL SUISSE
DELMAS Richard COMMISSION EUROPEENNE, BRUXELLES BELGIQUE
EKAMBO Jean Chrétien IFASIC CONGO RDC
GEORGE Eric UNIVERSITE D’ OTTAWA CANADA
HIRECHE Aissa UNIVERSITE DE BISKRA ALGERIE
KHARDOUCHE Ali UNIVERSITE PARIS XIII - MSH PARIS NORD FRANCE
KILANGA-MUSINDE Julien ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE FRANCE
KIYINDOU Alain UNIVERSITE ROBERT SCHUMAN, STRASBOURG FRANCE
LAFRANCE Jean-Paul UNIVERSITE DE MONTREAL CANADA
LAULAN Anne-Marie UNIVERSITE DE BORDEAUX FRANCE
MEBIROUK Mohamed Bachir UNIVERSITE DE JIJEL ALGERIE
MEYER Vincent UNIVERSITE PAUL VERLAINE, METZ FRANCE
MIGNOT-LEFEVREYvonne CNRS FRANCE
MEZHOUDA Abdelamlik UNIVERSITE DE BISKRA ALGERIE
MISSE MISSE UNIVERSITE DE DOUALA CAMEROUN
MIYOUNA Ludovic Robert UNIVERSITE BRAZZAVILLE CONGO BRAZZAVILLE
REDJAL Saadi UNIVERSITE DE CONSTANTINE ALGERIE
RENAUD Stéphane IRD FRANCE
TUPPER Patricio PARIS VIII FRANCE
OUATTARA Yaya UNIVERSITE D’ABIDJAN COTE D’IVOIRE
ZAABAT Abdelhamid UNIVERSITE D’ALGER ALGERIE
Comité d’organisation
BOUACIDA Malik
Coordinateur international France
KHARDOUCHE Ali Université Paris XIII - MSH Paris Nord France
KIYINDOU Alain Université Robert Schuman, Strasbourg France
KEBIECHE Djamel Coordinateur national ALGERIE
ALALTA Ammar Université de Jijel ALGERIE
AMOURA Achour Université de Jijel ALGERIE
BELAFRITES Abdelfettah Vice Recteur, Université de Jijel ALGERIE
BENAMOR Mokhtar Université de Jijel ALGERIE
AHMIA , Bilal Université de Jijel Algérie
CHAKOUR Said Chaouki Université de Jijel ALGERIE
FERKADJI Souaid Université de Jijel ALGERIE
MEBIROUK Mohamed Doyen de la faculté des sciences et de gestion, université de Jijel ALGERIE
NEDJAR Hayat Université de Jijel ALGERIE
YEGHNI Samia Université de Jijel ALGERIE
ZAABAT Sami Université de Jijel ALGERIE
DATES IMPORTANTES
Arrivée le 9, colloque les 10-12, retour des participants le 13 mai 2008.
Organisation générale
OBJET DATE LIMITE
Envoi et diffusion de l’appel à communication 30 octobre 2007
Clôture des propositions 15 décembre
Évaluation des communications 15 décembre
Réponse aux propositions de communication 15 janvier 2007
Article à envoyer sous sa forme définitive avant le 15 mars 2008
Clôture des inscriptions 10 avril 2008
Cet article a déjà été consulté par 2229 visiteurs.