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Contact : dalila.nicet-chenaf@u-bordeaux4.fr

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publié dans la rubrique
"Appels à contributions"
le vendredi 29 février 2008

L’émergence : des trajectoires aux concepts
Appel à communication pour un colloque, Bordeaux, novembre 2008

Le Gretha-UMR 5113 (Université Montesquieu Bordeaux 4), l’UR 023 (Institut de Recherche pour le Développement et Université Montesquieu Bordeaux 4) et le Réseau Esope (Emergences sociopolitiques et économiques)

GREThA (CNRS Mixed Unit 5113, University of Bordeaux), Research Unit 023 (Institute of Research for Development, Univ. of Bordeaux), and Esope Network (Socio-politic and economic emerging processes)

Organisent le Colloque International

L’émergence : des trajectoires aux concepts The emerging process : from trajectories to concepts

Bordeaux les 27 et 28 novembre 2008 Bordeaux (France), November, 27th and 28th, 2008.

à la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine 10, Esplanades des Antilles - 33607 PESSAC (Campus de l’Université de Bordeaux 4 - Montesquieu)

Cette manifestation est organisée pour permettre aux chercheurs de présenter et de discuter de leur recherche sur les thématiques de l’émergence. Une place privilégiée sera accordée aux questionnements sur la notion d’émergence en tant que catégorie d’analyse, sur la pluralité des trajectoires d’émergence et sur les enjeux nouveaux qu’elle soulève.

This conference is dedicated to academic works on emerging process in transition and development countries. A special attention is given to that emerging process as a new notion within the literature on economic development, but also as a bundle of various dynamic paths of development. The contradictions and the new challenges it brings with it are also questioned.

Date limite de soumission des résumés : 17 mars 2008 Deadline for abstract submission : March 17, 2008

Les résumés (maximum de 1000 mots) doivent mentionner le titre de la communication, le nom des auteurs, leur affiliation, leurs adresses et e-mails et une courte bibliographie.

Abstract (maximum of 1000 words) should exhibit the communication title, the name(s) of the author(s), their affiliation, their postal and mail addresses, a short bibliography.

Réponse aux soumissions des résumés : 15 avril 2008 Abstract acceptation notification : April 15, 2008

Date limite d’envoi des communications complètes : 10 septembre 2008 Deadline for full text submission : September 10, 2008

Les soumissions sont à envoyer à : All submissions should be e-mailed to :

dalila.nicet-chenaf@u-bordeaux4.fr

La catégorie des « émergents » s’impose depuis quelques années comme une référence courante des travaux sur le développement. Les mutations rapides en Chine et la montée en puissance sur la scène mondiale d’acteurs d’envergure comme le Brésil, l’Inde ou la Russie ajoutent à la notion d’émergence un contenu économique, technologique et même politique qui dépasse les changements d’ordre financier que désignaient les marchés dits « émergents » au début des années quatre-vingt-dix. S’il est relativement aisé et courant de désigner des « pays émergents », force est de constater la diversité et la labilité des critères mobilisés pour en délimiter de façon rigoureuse l’ensemble, si tant est même que ce soit possible. Les propositions de regroupement (CNUCED, SFI, CEPII, etc.) rassemblent ainsi des pays très différents du point de vue de leur rythme de croissance, de leur degré de libéralisation financière, du poids de l’Etat ou de leur ouverture internationale, de la place du secteur industriel dans la structure productive, de leur capacité à innover, ou de leur influence dans les « arènes » internationales. A l’initiative du Gretha et de l’IRD-UR 023 de l’Université Montesquieu Bordeaux 4, et du réseau ESOPE, il est proposé de mettre en discussion le thème de l’émergence à l’occasion d’un colloque international organisé en 2008. L’objectif central est de contribuer à interroger la notion d’émergence et à rendre compte de la variété des trajectoires socio-économiques et socio-politiques de l’émergence dans ses différentes dimensions : institutionnelle, politique, économique, sociale et environnementale. Il s’agit également d’opérer un retour critique sur « l’émergence » comme catégorie de classement, d’action et d’étude au sein de divers paradigmes analytiques du développement, en bref, de poser les questions de la pertinence conceptuelle du terme, de ses usages pratiques et de ses effets sur l’analyse du développement. En invitant à la production et à l’échange de points de vue complémentaires issus de la pluralité des disciplines en sciences sociales, les organisateurs souhaitent parvenir à un état des lieux empirique, conceptuel et théorique des trajectoires, conditions et effets de « l’émergence ». Sans exclusive, les questionnements peuvent être regroupés autour de trois grands thèmes. Thème 1 Pertinence de la catégorie « émergence » ? L’émergence, comme référence pratique, s’est généralisée au point qu’elle semble même s’être substituée à la notion de développement et s’être transformée en notion performative dans les discours de mobilisation politique de pays africains pourtant classés parmi les moins avancés. Pourtant la notion d’émergence, qualifiant de fait un ensemble de trajectoires de changement rapide conduisant à un dépassement des situations antérieures aux plans institutionnel, financier, productif, politique et/ou social, ne fait l’objet d’aucune définition claire et stabilisée et reste peu discutée dans la littérature académique. Que recouvre le qualificatif d’émergent ? Qu’apporte-t-il de nouveau par rapport aux catégories existantes (NPI, pays à revenu intermédiaire) ? Peut-il alimenter une nouvelle théorie du changement et du développement ? Eclaire-t-il les changements majeurs qu’ont connus un petit groupe de pays en développement durant les quinze dernières années (financiarisation, libéralisation, changements institutionnels, constitution de capacités technologiques, insertion dans la mondialisation par la compétitivité et l’attractivité, fragilisation et instabilité) et de leurs conséquences (importantes réserves de change et indépendance financière croissante, parts de marché croissantes dans les échanges internationaux ; capacité à attirer les investissements et à s’insérer dans les chaînes de valeur globalisées, capacité à racheter des entreprises-fleurons et des groupes du Nord, capacités d’imitation et d’innovation) ? Ces mutations sont-elles réellement partagées par les pays dits émergents, contribuant à renforcer le long processus de différenciation de l’ex-Tiers-monde ? Thème 2 Trajectoires ou modèle d’émergence ? Peut-on repérer un modèle d’émergence ou bien a-t-on affaire à une diversité irréductible de configurations institutionnelles, économiques et politiques ? Les « émergents » ont-ils seulement réussi à lever les freins à la croissance par une plus forte spécialisation industrielle, une plus large insertion dans les échanges mondiaux et par un afflux de capitaux étrangers, ou bien sont-ils parvenus à transformer cette croissance en développement grâce à d’autres changements plus qualitatifs (institutionnels, sociaux, politiques) ? Si tel est le cas, s’agit-il de formes nouvelles de développement ou retrouve-t-on, dans ces évolutions, des caractéristiques des expériences de pays plus anciennement industrialisés ? Y a-t-il un ou plusieurs modèles d’émergence ou chaque expérience de développement est-elle irréductible, idiosyncrasique ? L’échelle macroscopique couramment mobilisée pour désigner les « émergents » n’hypothèque-t-elle pas le repérage d’autres formes d’émergence, infranationales, sectorielles, partielles ? Au contraire, ne sous-estime-t-elle pas le rôle de dynamiques plus large de niveau supranational comme, par exemple en Asie du Sud-Est la croissance d’échanges intra-régionaux ? Comment caractériser et analyser les dynamiques des différentes configurations institutionnelles observables dans les pays émergents, en s’interrogeant notamment sur leur efficacité, leurs contradictions et leurs limites en matière de dynamique socioéconomique ? Thème 3 Les enjeux et contradictions de l’émergence L’absence de définition claire et consensuelle de l’émergence, le contexte nouveau et la vitesse des mutations observables ouvrent à des questionnements problématiques nouveaux au regard de ceux qui ont accompagné la première génération d’économies à croissance rapide constituée par les NPI. Y a-t-il des effets de seuils et des points de retournement, des fragilités et des vulnérabilités propres aux modes de croissance, d’insertion commerciale et de financement qui caractérisent ces pays ? La croissance rapide associée à l’émergence ne porte-t-elle pas en elle-même ses propres limites lorsqu’elle génère des inégalités croissantes, des dynamiques d’informalisation et qu’elle coïncide avec une action correctrice limitée des Etats et une démocratie encore faible ? Les questions de la pression sur les ressources non renouvelables et sur l’environnement local et global, et de la durabilité sociale se posent-elles en des termes nouveaux du fait même de la rapidité des mutations en cours ? Comment penser les « paradoxes » qui paraissent caractériser les pays dits « émergent » : fermeture/protection de certains marchés intérieurs ; place toujours centrale de l’Etat mais aux fonctions modifiées ; faiblesse de la consommation intérieure et taux d’investissement élevé ; avantages comparatifs reposant à la fois sur des facteurs « performatifs » (réorganisations industrielles, changements de règles, institutions nouvelles, etc.) et sur des facteurs « régressifs » (travail précaire, surexploitation de la main d’œuvre, couverture médicale fragile, informalisation des activités de production et développement des activités de trafic) ? Comment l’émergence peut-elle modifier les relations internationales compte-tenu de l’influence grandissante de certains de ces pays dans les arènes internationales (Conseil de sécurité et agences de l’ONU, FMI et Banque Mondiale, négociations de l’OMC, réunions multilatérales sur la définition de normes) ? Call for Papers for the International Conference organized by the Gretha - UMR 5113 (University of Bordeaux) the UR 023 (Institute of Research for Development / Univ. of Bordeaux) and the Esope Network (Socio-political and economic emerging processes)

The “emerging process” : from trajectories to concepts ?

27-28 Novembre 2008

Bordeaux (Pessac) France University of Bordeaux

Although the emerging process is not yet a category such as development or transition are, emerging economies are becoming models for other developing countries. The rapid transformations in China and the upsurge of BRIC countries in the global sphere add new technological and political contents to the former notion of emerging economies as financial markets. But emerging economies are so heterogeneous that they hardly constitute a category in classifications. They differ in their rhythm of growth, the depth of their financial development, the size of their fiscal policies and the place of their public state, the degree of trade openness, the importance of industrial sector, their capacity of innovation or in their influence in global arenas. The Gretha (CNRS Mixed research unit 5113) of the University of Bordeaux, the Unit of Research 023 of the IRD (French national Institute of Research for Development) and the ESOPE network (economic and socio-politic emerging processes) organize in November 2008 an international conference about the new reality of emerging processes and paths. The basic aim of that academic meeting is to question the dynamics of “emerging” in their economical, institutional, political, social and ecological dimensions. Another objective is to assess the variety of emerging paths followed by a series of countries. The third objective of the conference is to discuss scholarly the significance and the consistency of the notion relatively to the “old” notion of development or developing economies. Three areas of questions have been defined. Area 1 : Consistency of the notion of “emergence” The consistency of the category must be questioned while term “emerging economy” is increasingly substituted for “developing economies” even in the political speeches of some of the poorest African countries. The notion of “emergence” has no counterpart in English language and the emerging process has no clear definition contrary to the development one. What’s emergence and what’s new with it ? Can it feed the existing development theories and stories or does it open a new era of theoretical exploration ? Does it shed light on the huge mutations experienced by a series of Asian and Latin American countries during the last two decades (liberalization, financial development and openness, extensive institution building, technological capacity building by imitation and innovation, openness to international trade and integration in global supply chains, increasing vulnerability and instability) ?

Area 2 : Model or trajectories ? Are there emerging trajectories or is there a model of emerging economies ? What drives emerging economies ? Is it only a growth acceleration spurred by domestic expenses or by foreign trade or do these economies transform growth in output into socio-economic development through institutional transformations ? Can we identify new forms of development or is the history repeating at a different pace although ? What is the best scale to assess emerging paths ? How can we model the dynamics of institutional patterns and evaluate their efficiency and their limits ? Area 3 : Contradictions and challenges The speed of actual mutations and the absence of a shared definition of Emerging generate new questions. Are there threshold or reversal effects, is there a specific vulnerability attached to the way countries grow, trade and finance their development ? Is the rapid growth that characterizes emerging economies sustainable as it threats to produce its proper social and environmental limits ? Are the threats to local or global different because of the speed of mutations ? How can we explain the paradoxes of emerging countries : openness and protection, mutations of the fiscal policies and public actor, weakness of internal consumption expenses but high investment rates, comparative advantages both rooted on progresses (industrial modernization, new rules and institutions ...) and on regressions (low paid and low standard work, poor protection of workers and of population, poverty resilience and inequalities, traffics and corruption ...) ? How can emerging countries modify the international system through bigger influence in global governance (IMF, UNO, WTO, etc) ?


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