Article publié le mercredi 20 juillet 2005 dans



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http://www.liens-socio.org/D-une-generation-a-l-autre-les


D’une génération à l’autre, les aspirations éducatives des familles immigrées : ambition et persévérance

Une étude réalisée par Yaël Brinbaum et Annick Kieffer, disponible en ligne sur le site de l’IREDU


Cette étude a été réalisée par Yaël Brinbaum et Annick Kieffer dans le cadre d’un groupe de travail réunissant des chercheurs du LASMAS et de la DEP, autour de l’exploitation des données du panel d’élèves 95. Ce groupe s’est réuni de juin 2003 à Octobre 2004. Les résultats y ont été régulièrement présentés et soumis à publication en novembre 2004 (1ère version) puis avril 2005 (version révisée susceptible de modifications avant publication). L’ensemble des productions devant faire l’objet d’un numéro spécial d’Education et Formations à l’automne 2005.

Cet article met en regard les aspirations éducatives des familles selon leur origine sociale et géographique avec les projets et les parcours scolaires de leurs enfants.
Les aspirations des parents immigrés, comme celles de leurs enfants, apparaissent plus élevées que celles des français d’origine de même milieu social. Les Portugais privilégient toujours les filières professionnelles tandis que les Maghrébins aspirent aux études longues générales pour leurs enfants. Ces ambitions élevées s’avèrent un élément clef des réussites scolaires des enfants. Le dispositif du panel 95 permet, grâce à ses données subjectives sur les perceptions et ambitions des parents et de leurs enfants, de mettre à jour des ruptures et des continuités entre les générations et d’appréhender la façon dont sont vécus les
parcours. En effet, des décalages apparaissent entre les aspirations des parents, celles de leurs enfants et les scolarités effectives de ces derniers. Plus prononcés
dans les familles immigrées, leur nature diffère selon l’origine nationale. Ainsi, les projets et les scolarités effectives des élèves d’origine portugaise marquent une
certaine rupture avec les attentes de leurs parents, avec une translation vers les filières du supérieur. Les jeunes d’origine maghrébine en revanche, s’approprient les
ambitions de leurs parents, mais les réajustent en fonction de leurs scolarités effectives, dominées par les filières professionnelles et technologiques. Ces décalages, au niveau des parcours, peuvent engendrer chez certains des frustrations.

Les auteurs

- Yaël Brinbaum, Université de Bourgogne, Iredu et Lasmas
- Annick Kieffer, CNRS, Lasmas



Un site internet à consulter...

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http://www.u-bourgogne.fr/upload/site_120/publications/2005/05031.pdf